NR/FAMILY
La famille
De trois frères nommés Nikola en 1694 aux barons de Rudna : les noms, les domaines, les alliances et une chronologie, chaque fait avec sa source.
Le nom
Les noms de famille serbes naissent d’un nom de baptême et de la terminaison -ić (en hongrois -ics), qui marque la descendance du premier porteur du nom : Nikolić signifie « descendant de Nikola », la forme serbe de Nicolas. La première lettre d’anoblissement, de 1694, nomme trois frères, Manojlo, Petar et Slavon Nikola. Au XVIIIe siècle apparaissent les formes Nikolić et « Nikola alias Nikolić », avec la forme latinisée Nicolics ; à partir de 1783, on n’écrit plus que Nicolics, avec un c. Les formes employées aujourd’hui figurent ci-dessous.
| Forme | Où et quand | Sources |
|---|---|---|
| Николић од Рудне · Nikolić od Rudne | Serbe, en cyrillique et en alphabet latin. | |
| Nikolics · Nicolics · rudnai Nikolics | Actes et légendes en hongrois. Rudnai signifie « de Rudna ». L’orthographe avec c est la seule employée à partir de 1783. |
|
| Nikolić de Rudna | La forme historique de la famille en alphabet latin, telle qu’on l’emploie dans les écrits internationaux, y compris Wikipédia en anglais. | |
| Nikolics de Rudna · Nicolics de Rudna | Écrits roumains et généalogiques. Marcov (2011) emploie les deux graphies ; le site généalogique euweb.cz intitule sa page « Nikolics de Rudna ». | |
| Nikolic de Rudna | La forme enregistrée en France aujourd’hui, écrite sans l’accent du ć serbe. |
Trois frères, 1694
Le 26 mars 1694, le roi Léopold Ier accorda la noblesse hongroise avec armoiries aux frères Manojlo, Petar et Slavon Nikola, ainsi qu’à Ana, épouse de Manojlo. L’acte était un armales, une lettre d’anoblissement, et il fut publié la même année à l’assemblée du comitat de Pest. Les armoiries ont leur propre page.
Les descendants des trois frères vécurent à Pest, Buda, Ráckeve et Szentendre, et quelques-uns gagnèrent Lugoj et Čakovo. Le registre des nobles du comitat de Pest conserve 29 notes sur des membres de la famille entre 1694 et 1810, beaucoup d’entre elles rédigées lorsqu’un membre demandait au comitat un certificat de noblesse : un noble sans terres en avait besoin pour faire valoir ses droits, et pour s’établir dans un autre comitat. En 1811, Manojlo et Karitón Nikolić vinrent à Čakovo et prouvèrent leur parenté avec le vieux Jovan Nikolić de Rudna afin que leur noblesse fût reconnue ; on ne sait rien d’autre à leur sujet. L’auteur du manuscrit ignore ce que devinrent les autres familles Nikolić, encore nombreuses à la fin du XVIIIe siècle. Elles restèrent de simples armalistes, des nobles sans prédicat, et l’auteur suggère que, rien ne les distinguant, la conscience d’appartenir à une famille noble s’est estompée avec le temps.
Đorđe, fils de Petar, reçut le surnom de Hadži, donné à ceux qui avaient fait le pèlerinage au Saint-Sépulcre de Jérusalem, un voyage bien plus difficile alors qu’aujourd’hui et que leurs descendants tenaient en grande estime. Les pièces de noblesse de 1783 le rappellent. Le fils de Đorđe s’appelait Jovan, et le fils de Jovan, prénommé lui aussi Jovan, est l’homme qui acheta Rudna.
Jovan Nikolić et Rudna
Jovan Nikolić — dans les documents de l’époque « Nikola alias Nikolić » — apparaît à partir de 1772 à Osijek, en Slavonie, comme négociant surtout actif dans le système scolaire mis en place dans tout le pays sous la Ratio educationis publicae de l’impératrice Marie-Thérèse. De 1772 à 1782, il commerce aussi avec des manufactures de « laine persane » à Vienne et à Linz, et fonde de tels ateliers dans le pays.
En 1782, l’administration fiscale des comitats de Temes et de Torontál, mis en place après l’expulsion définitive des Turcs, vendait de nombreux domaines du Banat. Jovan Nikolić acheta le domaine de Rudna avec son beau-père, Todor Janković de Mirijevo, pour 52 028 florins (gulden) et 22¾ kreuzers. Un article local place l’achat en 1781.
Le manuscrit ne dit rien de plus sur Todor Janković. Un article local de 2026 décrit un « Teodor Iancovici de Mirievschi » comme un haut fonctionnaire impérial qui aida à organiser l’enseignement dans le Banat ; aucune source ne dit s’il s’agit du même homme.
Seuls les nobles pouvaient posséder des terres, et l’administration fiscale entravait l’achat parce qu’elle n’acceptait pas la preuve de noblesse de Jovan. Il l’établit donc par le processus productionalis prévu dans les Libri Regii, les registres royaux ; l’auteur du manuscrit dit avoir lu tous les documents originaux de cette procédure. À l’issue de celle-ci, l’empereur Joseph II confirma l’ancienne noblesse de Jovan le 18 avril 1783, par l’acte n° 3400/1783.
Jovan désintéressa ensuite son associé Janković et devint seul propriétaire de Rudna. En 1792, il participa, comme délégué, à la Diète de Presbourg (aujourd’hui Bratislava), où François fut couronné, et fut fait chevalier de l’Éperon d’or, ancienne distinction hongroise accordée seulement lors d’un couronnement. Il portait aussi le titre de cour Aulae Regiae Familiaris, que le manuscrit assimile à celui de stolnik de cour, et était conseiller des cours d’appel des comitats de Torontál, de Temes et de Syrmie — à l’époque non pas une fonction officielle, mais une charge nobiliaire pour des aristocrates bien versés en droit. Entre 1788 et 1801, il fit de larges dons d’argent, de produits et de grain pour les guerres contre les Turcs (1788 et 1789) et contre les Français (1794, 1796, 1800 et 1801).
En 1787, déjà propriétaire de Rudna, il fut placé à la tête de l’administration des écoles serbes d’Osijek ; en 1810, il devint coadministrateur du Fonds national serbe.
Un fils adoptif
Jovan Nikolić n’avait pas d’enfant. Il adopta un jeune homme, Jovan Belčić, né à Zemun en 1776 : son père était bourgeois de Zemun, et sa mère, Marta, était née à Irig, en Slavonie, en 1747. Le manuscrit voit dans ce fils adoptif l’ancêtre de toute la famille.
Nous ne descendons pas du vieux Nikolić ; nous sommes en réalité des Belčić.
À la demande du vieil homme, le roi François Ier approuva, le 14 août 1804 et par l’acte n° 8113/1804, la donation du domaine de Rudna « de notre fidèle Jovan Nikolić, conseiller des cours d’appel, chevalier de l’Éperon d’or, stolnik de cour, à son fils adoptif Jovan Belčić, qui portera désormais le nom de Nikolić ». L’acte approuvait l’adoption, le transfert de la noblesse et des armes, et l’abandon du nom de Belčić, que Jovan avait porté jusque-là.
La famille de Jovan Belčić
Jovan Belčić, Nikolić à partir de 1804, devint propriétaire de Rudna ; le manuscrit en fait l’ancêtre de la plupart des familles nobles du Banat. Sa première épouse était Jelisaveta, fille d’Anastas et de Marija Karamat de Zemun. Ils eurent un fils, Jovan (VII), et trois filles : Marija épousa Jovan Atanasijević de Valeapaj, Jelisaveta épousa le baron Stefan Duka de Kadar, et Sofija épousa Konstantin Manasije de Hodon. Sa seconde épouse était Alojzija, fille de Petar Tekelija de Kevermes et de Katarina Szaplonczay de Tivadar ; ils eurent deux fils, Petar et Šandor. En 1825, il acheta le domaine de Macedonia à la famille Jovanović-Vidak. Il mourut en 1828 ; la généalogie de Lendvai donne 1830.
Par son testament de 1828, Jovan (VII) reçut Macedonia, et Petar et Šandor reçurent Rudna. Rudna comptait alors 5 780 jutros avec 48½ tenures paysannes, dites « sessions », et Macedonia 2 000 jutros avec 62½. Pour équilibrer les parts, Jovan se vit attribuer 600 jutros supplémentaires de terres de Rudna. Un jutro (arpent) vaut environ 0,58 hectare : Rudna faisait donc environ 3 300 hectares et Macedonia environ 1 150 (conversion de l’archive).
Le baron Jovan et l’alliance avec les Obrenović
Le 16 octobre 1831, Jovan (VII) épousa Jelisaveta « Savka » Obrenović, fille du prince Miloš Obrenović de Serbie. Ce mariage rattacha la famille à la maison princière ; son histoire a sa propre page.
Ils eurent cinq fils. Milan et Mladen moururent enfants, en 1840 et 1849, et Miloš adulte, en 1863. Fedor fut pendant cinq ans adlatus civil de Bosnie — le manuscrit nomme le poste « gouverneur civil » — et conseiller privé. Mihajlo, ajoute le manuscrit, fut le père — par adoption — de l’homme à qui il est adressé.
En 1854, une baronnie autrichienne fut conférée à Jovan (VII) et étendue à ses fils Miloš, Fedor et Mihajlo. Les sources donnent deux jours différents pour la concession : le 18 novembre et le 22 avril.
Jovan (VII) mourut à Rudna le 10 mai 1880.
Les dernières générations du dossier
Petar, demi-frère de Jovan (VII), vendit sa part de Rudna en 1875 à son neveu — Fedor, selon un journal local — et se retira à Žitište, où il mourut en 1878. Son fils Ivan mourut sans enfant.
Šandor, l’autre demi-frère, vendit sa part de Rudna en 1873. Il siégea ensuite plusieurs fois au parlement, fut župan — chef de comitat — pendant dix ans, et mourut en 1897 selon le manuscrit, en 1893 selon la généalogie de Lendvai.
Fedor, second fils de Jovan (VII), mourut à Rudna le 27 février 1903, après une longue maladie. Environ 4 000 personnes assistèrent à ses obsèques le 4 mars, et il fut déposé dans la chapelle familiale du domaine. Son testament désignait son fils Fedor II légataire universel. La page sur le baron Fedor raconte sa vie.
Mihajlo (1841-1916), dernier membre de la famille traité par le manuscrit, adopta Jovan Thierfelder, l’homme à qui celui-ci est adressé. Avec le consentement royal de 1905, Thierfelder devint baron autrichien, avec le prédicat « d’Obrenov ».
La presse locale rapporte qu’en 1919 le fils du baron vendit le manoir de Rudna et s’établit en France. Fedor II avait été désigné légataire universel en 1903, ce qui en fait le vendeur probable ; aucune source ne le dit. L’histoire de la famille racontée ici s’arrête avec cette année.
Parentèle citée dans le manuscrit
À la fin de sa quatrième section, le manuscrit énumère les noms portés aujourd’hui ou autrefois par des personnes dont l’ancêtre commun est Jovan Nikolić, et qui sont, conclut-il, les parents par le sang du lecteur : Nikolić de Rudna ; baron Nikolić de Rudna ; baron Nikolić d’Obrenov ; Graf Hardegg ; Wich von der Reuth ; Atanasijević de Valeapaj ; Bajić de Varadija ; baron Bajić de Varadija ; baron Trautenberg ; baron Tallián von Vizek ; Weszely ; baron Duka ; Pattyanszky von Viszág ; Rónay von Kis-Zombor ; Čarnojević de Mača et de Mali Orosin (aujourd’hui Rusko Selo, Kikinda, district du Banat-Nord) ; Manaszy von Hodony ; baron Manasije-Barko ; Niamessny von Almánfalva ; Tömöry. L’auteur a aussi préparé un second tableau pour la famille Obrenović et tous ses descendants, afin de montrer au lecteur son degré de parenté avec l’ancienne lignée royale, ainsi que la double parenté avec la famille Bajić.
Chronologie
Tous les événements datés utilisés dans cette archive, dans l’ordre. Le marqueur indique la nature de l’événement ; une marque en marge signale les points où les sources divergent, ou une affirmation qui repose sur un seul témoignage.
- Contexte
Grande Migration des Serbes sous le patriarche Arsenije III Čarnojević. Le roi Léopold Ier leur accorde des privilèges en Bačka, dans le Banat et dans les régions de Szeged et d’Arad.
- Rang
Le roi Léopold Ier accorde la noblesse hongroise avec armoiries — un armales — aux frères Manojlo, Petar et Slavon Nikola et à Ana, épouse de Manojlo. L’acte est publié la même année à l’assemblée du comitat de Pest. L’auteur du manuscrit familial n’a jamais vu les lettres patentes ; il en connaissait le contenu par des sources indirectes.
- Charge
Jovan Nikolić — consigné comme « Nikola alias Nikolić » — est attesté à Osijek, en Slavonie, comme négociant et organisateur du système scolaire institué par la Ratio educationis de Marie-Thérèse. De 1772 à 1782, il commerce aussi avec des manufactures de « laine persane » à Vienne et à Linz.
- Domaine
Jovan Nikolić et son beau-père Todor Janković de Mirijevo achètent le domaine de Rudna à l’administration fiscale, qui vendait des domaines du Banat après l’expulsion des Turcs, pour 52 028 florins (gulden) et 22¾ kreuzers.
- Rang
L’empereur Joseph II confirme l’ancienne noblesse de Jovan Nikolić (acte n° 3400/1783) après une preuve formelle de noblesse, le processus productionalis des Libri Regii ; seuls les nobles pouvaient posséder des domaines. Les pièces de 1783 rappellent que Đorđe, fils de Petar, portait le surnom de « Hadži », pèlerin du Saint-Sépulcre. À partir de cette année, le nom s’écrit uniquement « Nicolics », avec un c.
- Charge
Jovan Nikolić, alors propriétaire de Rudna, est placé à la tête de l’administration des écoles serbes d’Osijek.
- Rang
Jovan Nikolić participe comme délégué à la Diète de Presbourg (Bratislava), lors du couronnement de François, et est fait chevalier de l’Éperon d’or, distinction accordée seulement lors des couronnements. Il porte aussi le titre de cour Aulae Regiae Familiaris et est conseiller des cours d’appel des comitats de Torontál, de Temes et de Syrmie. Entre 1788 et 1801, il fait de larges dons d’argent et de vivres pour les guerres contre les Turcs et les Français.
- Rang
Sans enfant, Jovan Nikolić avait adopté Jovan Belčić, né à Zemun en 1776. Le roi François Ier approuve (acte n° 8113/1804) la donation du domaine de Rudna au fils adoptif, « qui portera désormais le nom de Nikolić » : l’adoption, le transfert de la noblesse et des armes, et l’abandon du nom Belčić.
- Charge
Jovan Nikolić devient coadministrateur du Fonds national serbe.
- Naissance
Naissance de Jovan (VII), fils de Jovan Belčić et de sa première épouse, Jelisaveta Karamat.
- Domaine
Jovan Nikolić (ancien Belčić) achète le domaine de Macedonia — aujourd’hui un village de la ville de Ciacova — à la famille Jovanović-Vidak.
- Décès
Mort de Jovan Nikolić (ancien Belčić) ; 1830 dans la généalogie de Lendvai. Par son testament de 1828, Jovan (VII) reçoit Macedonia et ses demi-frères Petar et Šandor reçoivent Rudna ; pour équilibrer les parts, Jovan se voit attribuer 600 jutros supplémentaires de terres de Rudna. Rudna compte alors 5 780 jutros avec 48½ tenures paysannes, Macedonia 2 000 jutros avec 62½.
- Mariage
Jovan Nikolić (VII) épouse Jelisaveta « Savka » Obrenović, fille du prince Miloš Obrenović de Serbie.
- Domaine
L’église orthodoxe serbe des saints archanges Michel et Gabriel est construite à Rudna ; des récits locaux la rattachent à la famille Nikolić.
- Naissance
Naissance de Fedor à Temesvár, second fils de Jovan (VII) et de Savka.
- Archives
Pendant la Révolution, un incendie de la maison familiale près de Rudna détruit les papiers de la famille antérieurs à 1848.
- Décès
Mort de Savka Obrenović, alors que Fedor a douze ans.
- Rang
Une baronnie autrichienne est conférée à Jovan (VII) et étendue à ses fils Miloš, Fedor et Mihajlo. Les sources donnent deux jours différents : le 18 novembre et le 22 avril.
- Charge
Fedor obtient son diplôme de droit à l’université de Graz.
- Charge
Fedor est élu à la Diète de Hongrie pour le district de Párdány (Međa), sur un programme du parti de Deák ; à partir de 1865 il siège pour Zsombolya (Jimbolia) et renonce à ce mandat en 1867.
- Charge
Fedor réussit l’examen du barreau et exerce sous la direction de l’avocat de Temesvár von Sulnok.
- Charge
Fedor voyage en Europe occidentale pour étudier l’administration, les économies et les institutions ; ses plus longs séjours ont lieu à Londres et à Bruxelles.
- Décès
Le prince Mihailo Obrenović, oncle de Fedor, est assassiné à Belgrade. Fedor et son père, le baron Jovan, y arrivent le 12 juin.
- Mariage
Fedor épouse la cantatrice Wilhelmina Hirsch, née à Lemberg le 27 juin 1848. L’année est discutée : une table généalogique indique 1869, à Vienne ; la nécrologie de 1903, reprise dans des articles ultérieurs, indique 1879.
- Domaine
Šandor, demi-frère de Jovan (VII), vend sa part de Rudna.
- Domaine
Après l’accord de Bucarest du 8 juin, les biens du prince Mihailo en Roumanie sont partagés entre ses héritiers — Fedor, Mihajlo et les barons Bajić —, qui s’étaient entendus avec la veuve du prince, la comtesse Júlia Hunyady de Kéthely (appelée « princesse d’Arenberg » dans la nécrologie de 1903, après son mariage en 1876 avec le duc Karl d’Arenberg). Fedor reçoit les domaines de Mavrodin et de Buzescu (département de Teleorman), de Tămădea-Tămășești (département d’Ilfov) et un quart d’Andrășești.
- Rang
Un titre de baron hongrois est accordé cette année-là, selon un article ; d’autres sources datent la baronnie hongroise de Fedor du 10 février 1886.
- Domaine
Petar vend sa part de Rudna à son neveu — Fedor, selon un journal local — et se retire à Žitište, où il meurt en 1878.
- Charge
Fedor est élu au comité exécutif du Théâtre national serbe de Novi Sad.
- Charge
Fedor revient à la politique et le ministère des Affaires étrangères lui confie « plusieurs missions importantes » : dans les « pays baltes », dit la nécrologie de 1903 ; or la Matica srpska l’honore cette année-là pour une mission diplomatique en Roumanie. Le 18 septembre, il devient membre de la Matica srpska.
- Décès
Mort de Jovan (VII) à Rudna.
- Charge
Fedor est nommé adlatus civil de Bosnie-Herzégovine, avec le rang de conseiller privé, sur le choix du ministre commun des Finances Béni Kállay. Il arrive à Sarajevo le 1er août 1882 et conserve ce poste jusqu’en novembre 1886.
- Domaine
À Sarajevo, l’ancien consulat austro-hongrois, un bâtiment de style turc, est aménagé et devient la « maison Nicolics », lieu de rencontre de la haute société de la ville ; ses soirées accueillent aussi des notables locaux, Fedor étant apparenté à la famille royale serbe.
- Rang
À Belgrade, le roi Milan Ier Obrenović confère à Fedor la grand-croix de l’ordre de Takovo ; l’occasion confirme les bonnes relations de la dynastie Obrenović avec l’Autriche-Hongrie.
- Naissance
Naissance de Micheline à Sarajevo.
- Rang
Fedor reçoit l’ordre de la Couronne de fer, première classe.
- Charge
Fedor siège à la Chambre des représentants pour Nagykikinda (Kikinda), comme libéral, sur trois mandats ; dans ses dernières années, il ne se représente plus et ne siège à la Chambre des magnats que pour les affaires importantes.
- Rang
Fedor reçoit le titre de baron hongrois — le 10 février — et devient en 1886 membre de la Chambre des magnats, qu’il reste jusqu’à sa mort. Il quitte la Bosnie en novembre, avec une lettre de remerciements de l’Empereur ; Sarajevo et d’autres villes de Bosnie le font citoyen d’honneur.
- Charge
Fedor est nommé commissaire royal auprès du Congrès national et ecclésiastique orthodoxe serbe, poste qu’il conserve jusqu’en 1901 (1902 selon un récit). Il assiste, le 6 mai 1890, à la pose de la première pierre du lycée et du séminaire de Sremski Karlovci, et sa signature figure parmi celles de la lettre placée dans les fondations. À l’automne, il cofonde à Novi Sad une banque de crédit avec le patriarche Georgije Branković et Lazar Dunđerski.
- Charge
On lui propose le siège parlementaire de sa ville natale, Timișoara ; Fedor refuse, la seconde fois en disant qu’il ne veut plus être député.
- Archives
Fedor et Mihajlo font don d’une collection numismatique — 29 pièces d’or, 297 d’argent et environ 190 de bronze — à la société muséale d’histoire et d’archéologie de Temesvár, aujourd’hui le Musée national du Banat ; le don est consigné le 22 décembre.
- Décès
Fedor meurt vers 20 h 30 au château de Rudna, entouré de sa famille, après une longue maladie — troubles cardiaques, asthme et rhumatismes depuis le début de 1902.
- Décès
Obsèques à 11 h, avec environ 4 000 personnes, conduites par l’évêque Lukijan Bogdanović avec 12 prêtres et trois dignitaires du clergé. Le cercueil métallique, porté le 3 mars à l’église serbe tendue de noir, est déposé dans la chapelle familiale du domaine de Rudna. Le testament désigne Fedor II légataire universel.
- Rang
Consentement royal à l’adoption de Jovan Thierfelder par le baron Mihajlo ; il devient baron autrichien avec le prédicat « d’Obrenov ».
- Décès
Mort de Mihajlo (IV), dernier membre de la famille traité par le manuscrit familial.
- Contexte
L’Autriche abolit sa noblesse, avec ses privilèges, ses titres et ses noms nobles (l’Adelsaufhebungsgesetz). La baronnie accordée à la famille en 1854 était autrichienne. La famille raconte que cette loi explique le départ du fils du baron ; aucune source publiée ne le dit.
- Domaine
La presse locale rapporte que le fils du baron vendit le manoir de Rudna et s’établit en France. Fedor II avait été désigné légataire universel en 1903, ce qui en fait le vendeur probable ; aucune source ne le dit.
- Domaine
Un avocat, le Dr Alexandru Lighezan, possède le manoir de Rudna jusqu’en 1946. Il sert ensuite de maison de promenade et de poste de gardes-frontières, puis, dans les années 1960, de siège d’une ferme collective ; il se dégrade après 1989.
- Archives
Le manuscrit Geschichte unserer Familie est enregistré au Musée national du Banat à Timișoara, en deux exemplaires — manuscrit (inv. 21.735) et dactylographié (inv. 21.734).
- Domaine
Un couple allemand achète le manoir de Rudna et commence à le restaurer. Il est classé monument historique et reste propriété privée.
- Archives
Markov et Glăvan publient la traduction serbe du manuscrit familial, avec commentaire, dans la revue Ishodišta.
Tableaux généalogiques
Le manuscrit a été écrit avec trois tableaux généalogiques, dessinés en arbres et lus de bas en haut. Le tableau A couvre les descendants des trois frères anoblis en 1694, de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe, sur cinq générations. Le tableau B couvre tous les descendants de Jovan Belčić, de la fin du XVIIIe siècle à l’époque de l’auteur, sur six générations. Le tableau C couvre la famille Obrenović et ses descendants, sur sept générations. Les familles unies par mariage sont marquées en rouge, les élévations en rang de noblesse et d’autres faits importants en bleu. Les trois tableaux ne figurent pas dans le dossier du musée. Cette archive redessine des parties des tableaux A et B, à lire de gauche à droite, d’après la généalogie de Lendvai, le texte du manuscrit et les autres sources, avec les mêmes couleurs ; le tableau des Obrenović est dessiné sur sa propre page.
Tableau A : de Nikola Ier à Jovan Belčić
La lignée de Nikola Ier, en passant par les trois frères anoblis en 1694, jusqu’à Jovan Nikolić de Rudna, qui adopta Jovan Belčić en 1804. Redessinée par cette archive d’après la généalogie de Lendvai et le manuscrit familial. Seule la ligne de Petar est suivie ; les descendants de Manojlo et de Slavon ne sont pas dessinés.
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- Descendance
- Mariage
- Adoption
- Élévation en rang (année)
- Domaine (année)
- * né(e) · † mort(e)
- Lendvai 1905, p. 141 via Markov et Glăvan 2021
- Markov et Glăvan 2021, p. 150, 162
Le même tableau sous forme de liste
- Nikola Ier. Nommé père des trois frères dans la seule généalogie de Lendvai.
- Enfants :
- Manojlo Ier (Emanuel) — Rang 1694 (Noblesse et armoiries).
- Union avec : Ana. Épouse de Manojlo ; anoblie avec lui en 1694.
- Petar Ier — Rang 1694 (Noblesse et armoiries).
- Enfants :
- Đorđe « Hadži ».
- Enfants :
- Jovan II.
- Enfants :
- Jovan l’Ancien (actif de 1772 à 1810) — Domaine 1782 (Rudna) ; Rang 1783 (Noblesse confirmée).
- Union avec : Marija Janković.
- Adoption :
- Jovan Belčić (1776–1828) — Rang 1804 (Noblesse, armoiries et nom de Nikolić).
- Jovan l’Ancien (actif de 1772 à 1810) — Domaine 1782 (Rudna) ; Rang 1783 (Noblesse confirmée).
- Enfants :
- Jovan II.
- Enfants :
- Đorđe « Hadži ».
- Enfants :
- Slavon — Rang 1694 (Noblesse et armoiries).
- Manojlo Ier (Emanuel) — Rang 1694 (Noblesse et armoiries).
- Enfants :
Tableau B1 : Jovan Belčić et ses enfants
Jovan Belčić, Nikolić à partir de 1804, avec ses deux épouses et les enfants que leur donnent le manuscrit et Lendvai. Jovan (VII), son fils du premier mariage, se poursuit dans le tableau B2.
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- Descendance
- Mariage
- Adoption
- Élévation en rang (année)
- Domaine (année)
- * né(e) · † mort(e)
- Markov et Glăvan 2021, p. 152–153
- Lendvai 1905, p. 141 via Markov et Glăvan 2021
Le même tableau sous forme de liste
- Jovan Belčić (1776–1828) — Domaine 1825 (Macedonia).
- Union avec (premier mariage) : Jelisaveta Karamat. Première épouse ; fille d’Anastas et de Marija Karamat de Zemun. Enfants :
- Jovan (VII) (1810–1880) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne). → B2
- Union avec : Savka (1814–1848).
- Trois filles : Marija, Jelisaveta † 1895, Sofija. Marija épousa Jovan Atanasijević de Valeapaj ; Jelisaveta épousa le baron Stefan Duka de Kadar ; Sofija épousa Konstantin Manasije de Hodon.
- Jovan (VII) (1810–1880) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne). → B2
- Union avec (second mariage) : Alojzija Tekelija. Seconde épouse ; fille de Petar Tekelija de Kevermes et de Katarina Szaplonczay de Tivadar. Enfants :
- Union avec (premier mariage) : Jelisaveta Karamat. Première épouse ; fille d’Anastas et de Marija Karamat de Zemun. Enfants :
Tableau B2 : Jovan (VII), Savka et leurs descendants
Les cinq fils de Jovan (VII) et de Savka Obrenović, et les enfants de Fedor et de Mihajlo. La baronnie autrichienne de 1854 fut étendue aux fils ; la baronnie hongroise de Fedor est datée de 1875 ou de 1886 (ligne C8 du registre). Aucune personne née après 1882 n’est dessinée.
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- Descendance
- Mariage
- Adoption
- Élévation en rang (année)
- Domaine (année)
- * né(e) · † mort(e)
- Markov et Glăvan 2021, p. 153
- Marcov 2011, p. 11
- généalogie euweb.cz
- Lendvai 1905, p. 141 via Markov et Glăvan 2021
Le même tableau sous forme de liste
- Jovan (VII) (1810–1880) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne). ← B1
- Union avec : Savka (1814–1848). Enfants :
- Miloš Nikolić (1833–1863) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne).
- Fedor (1836–1903) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne) ; Rang 1875/86 (Baronnie hongroise).
- Union avec : Wilhelmina (* 1848). Enfants :
- Milan († 1840). Mort dans l’enfance.
- Mihajlo (1841–1916) — Rang 1854 (Baronnie autrichienne).
- Union avec : Marianne Kinsky (1854–1938). (div. 1880)
- Adoption :
- Jovan Thierfelder — Rang 1905 (Baronnie autrichienne, « d’Obrenov »).
- Mladen († 1849). Mort dans l’enfance.
- Union avec : Savka (1814–1848). Enfants :
Ce que cette archive laisse de côté
Cette archive ne recense que des membres de la famille décédés et présents dans les sources publiées. Les générations suivantes ont gardé leur généalogie privée ; elle n’est pas consignée ici. L’histoire de la famille est racontée jusqu’en 1919.